Piéride du chou
Nom latin : Pieris RapaeDescription
L'adulte de la piéride du chou est un papillon. Le dessus des ailes est blanc et le dessous jaune pâle. Des points noirs sont visibles sur la partie supérieure des ailes.
Les oeufs, de la forme d'une balle de fusil, sont visibles à l'oeil nu ( un millimètre de longueur). D'abord blanc crème, ils deviennent orangés à l'approche de l'éclosion. Les oeufs sont déposés en majorité sur la face inférieure des feuilles, mais on en trouve fréquemment sur la face supérieure des feuilles centrales.
Sur des plants plus développés (plus de dix feuilles), on les trouve surtout sur les feuilles intermédiaires ou plus jeunes. Ils sont rarement sur les vieilles feuilles, celles ci semblent moins attirantes.
Les larves sont des chenilles vertes et légèrement pubescentes. Elles sont marquées d'une fine ligne jaune sur le dos. On les observe généralement au centre des plants, en bordure ou sur le dessus des feuilles, et le long des nervures centrales.
Cycle de vie
L'adulte hiverne sous forme de chrysalide dans les débris de culture ou à proximité des champs de crucifères. Il y a au moins trois générations par année. L'adulte de la première génération émerge de mi-mai à fin mai. On observe généralement les premières larves au cours des premiers jours de juin. Cependant, le premier pic de population de larves de piéride du chou est au début du mois de juillet. Chaque femelle peut pondre jusqu'à environ 200 oeufs. Le temps d'incubation est de cinq à sept jours. Les oeufs sont résistants aux applications d'insecticides. Il faut donc attendre leur éclosion pour espérer de bons résultats avec les pulvérisations. La piéride complète ensuite cinq stades larvaires sur une période de deux à trois semaines (selon la température) avant de se transformer en chrysalide.
Pour la dernière étape de son développement, elle préfère un site plus ou moins à l'abri: sur la face inférieure ou dans les replis des feuilles ou même dans l'inflorescence (particulièrement à l'automne).
Dispersion
La dispersion est généralement homogène dans le champ. On peut toutefois observer une densité de ponte plus élevée en bordure de fossés ou de cultures fourragères en fleurs. Les obstacles physiques, comme des brise-vent denses ou des boisés, peuvent diminuer les migrations de papillons et les infestations de chenilles dans les champs à proximité.


