Tache bactérienne
Nom latin : Xanthomonas campestris pv. armoraciae
Importance
Il s’agit de la même bactérie qui cause la nervation noire, mais ce pathovar provoque des symptômes différents et ont moins d’incidence économique. La distinction entre la nervation noire et la tache bactérienne peut être effectuée par l’observation mais celle-ci est difficile et doit souvent être vérifiée par l’analyse des tissus en laboratoire.
Les dommages causés par cette bactérie sont davantage observés en serre lors de la production de transplants qu’en champ.
Description des symptômes
Les symptômes caractéristiques de cette maladie sont des taches foliaires circulaires qui peuvent atteindre 4 mm de diamètre. Elles peuvent être blanc crème avec un pourtour foncé ou entièrement noires. Ces taches sont habituellement bordées d’une zone translucide ou d’un halo vert pâle passant au jaune.
Ces symptômes peuvent être confondus avec certains problèmes phytosanitaires tels la nervation noire ou l’alternaria (voir description des symptômes).
Conditions d’infection
La bactérie responsable de la tache bactérienne peut être présente sur la semence ou sur des résidus de culture. Contrairement à la nervation noire, l’infection ne progresse pas dans la plante, car l’entrée de la bactérie se fait par les stomates.
Les conditions fraîches et humides sont favorables au développement de la maladie de même que la présence d’eau sur le feuillage pour une longue période.
Une plante peut être affectée par la tache bactérienne et la nervation noire sans manifester la présence de ces deux maladies. Ainsi, en serre les symptômes de la tache bactérienne pourront apparaître, sans que la nervation noire ne se manifeste. Ce n’est qu’au champ, si les conditions sont chaudes et humides, et s’il y a bien présence de la bactérie causant la nervation noire, que les symptômes caractéristiques de celle-ci apparaîtront.
Dispersion
La tache bactérienne se propage par les éclaboussures d’un plant infecté à un plant sain lors de l’irrigation en serre. L’infection peut donc se propager sur une grande surface.
Méthodes de lutte
Il s’agit des mêmes méthodes de lutte que celles utilisées contre la nervation noire.
Utiliser des semences certifiées exemptes de la maladie.
Désinfecter les graines par un traitement à l’eau chaude.
Nettoyer et désinfecter les équipements de serres pour minimiser les risques d’infection.
Éviter les périodes de mouillure de longues durées sur le feuillage.
Éliminer les foyers de plants atteints, en serre ou aux champs.
Éviter de circuler dans les champs lorsque le feuillage est très mouillé.
Il n’y a pas de bactéricide homologué pour le chou chinois. Des traitements au cuivre sont employés à l’occasion dans les autres crucifères mais il y a risque de phytotoxicité. De plus, l’efficacité des traitements est douteuse, particulièrement lorsque les conditions sont propices à la maladie.