Cécidomyie du chou-fleur
Nom latin : Contarinia nasturtiiImportance
Cette espèce peu connue a causé beaucoup de soucis en 2002 lorsqu’elle a été déclarée insecte de quarantaine et soupçonnée d’être présente au Québec. Cette présence venait peut-être compromettre l’exportation vers les États-Unis. Un projet de dépistage a donc été mené conjointement avec le CRDH en 2002 afin de déterminer la présence ou l’absence de l’insecte. Ce projet a permis de confirmer son absence au Québec, contrairement à l’Ontario où elle peut causer des dommages très importants.
À la fin de l’été 2003, l’ACIA a découvert la présence de l’insecte sur l’Île de Laval. En 2004, l’insecte a été retrouvé dans trois autres municipalités : communauté urbaine de Montréal, Vallée du Richelieu et Vaudreuil-Soulanges. Ces régions deviennent donc des zones réglementées. En 2005, le nombre total des zones réglementées est passé à 20.
Description
L’adulte est une petite mouche de 1.5 à 2 mm, peu mobile et a une courte durée de vie (1 à 4 jours). Les œufs, pondus en groupe, sont très petits (0,3 mm x 0,08 mm).
À l’éclosion, la larve est transparente et ne mesure que 0.3 mm. À la fin du cycle larvaire, la larve est de couleur jaune citron et mesure 2 mm.
Cycle de vie
Les larves hivernent sous forme de pupe dans le sol. Les adultes de la première génération feraient leur apparition en mai ou en juin, selon la température. La ponte s’effectue sur les bourgeons terminaux ou sur d’autres parties de la plante. La larve est active entre 10 et 12 jours, pour ensuite devenir une nymphe, et éventuellement recommencer son cycle. En Ontario, il peut y avoir entre 3 et 4 générations par année. La durée du cycle varie de 21 à 44 jours par génération.
Dispersion
Le manque de connaissance au sujet de cet insecte ne permet pas de connaître sa dispersion. La littérature indique cependant que l’insecte a de la difficulté à voler.
Dommages causés
La larve, en se nourrissant, rejette de la salive qui détruit les tissus végétaux. La nutrition se fait pour la plupart du temps au niveau de l’apex. Le plant perd donc sa dominance apicale. Les feuilles près du cœur deviennent habituellement tordues et des cicatrices liégeuses et brunes peuvent être présentes sur les pétioles. Suite à la perte de dominance apicale, le plant formera des pousses secondaires.
Ces dommages demeurent difficiles à associer à la cécidomyie, car ceux-ci peuvent être confondus avec des dommages d’origines diverses, tels des carences en molybdène, des dommages mécaniques, des variations génétiques, divers stress, etc.
Méthodes de lutte
Des traitements insecticides ont été effectués en prévention en 2002. Des insecticides ont été homologués depuis pour lutter contre cet insecte.