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Ravageurs des crucifères

 

Fausse teigne et piéride
Fausse teigne et piéride.

Fausse-teigne des crucifères

Nom latin : Plutella xylostella

Importance
La fausse-teigne est la moins vorace des trois principales chenilles qui s'attaquent aux crucifères. Sa présence est dommageable à des stades de développement de culture bien spécifiques.

Description
Les oeufs sont difficiles à observer. Ils sont ovales, jaunâtres. Ils ont moins d'un demi millimètre de longueur. La larve est verte, fusiforme et presque sans poils. La partie postérieure est en forme de"V". La teinte de vert varie en fonction du repas de l'insecte. À maturité la larve atteint 12-13 mm. Lorsqu'elle est dérangée, la larve se tortille activement. Ce comportement est caractéristique de la fausse-teigne.

Cycle de vie
La fausse-teigne peut hiverner sous forme de pupe. Cependant, la majorité des populations arrive du sud du continent. Les adultes apparaissent dès les premiers beaux jours du printemps (mi-mai). Les femelles pondent à différents endroits sur les plants.

Les minuscules larves émergent en 5 à 10 jours, selon les conditions de température. On observe les premières chenilles au début de juin. Les larves se nourrissent pour une période variant de 10 jours à deux semaines. À maturité, elles se tissent un cocon et passent à l'état de chrysalide. Le papillon émerge environ une semaine plus tard. Le papillon est nocturne. On peut observer son activité à la brunante. Il n’est toutefois pas exclus d’apercevoir un papillon durant la journée, généralement lorsqu’on dérange le feuillage d’un plant.

Dispersion
La dispersion est généralement homogène dans le champ.

Dommages causés
Dans le brocoli, les dégâts se limitent habituellement aux parties de la plante qui ne sont pas commercialisées, les feuilles. À l’automne, la larve peut être aperçue sur l’inflorescence.

Dans le chou-fleur, on peut aussi tolérer la présence de dommages sur les feuilles en début de production. Cependant, on doit s'assurer qu'il n'y a pas de dégâts sur le feuillage que l'on attache pour protéger le chou-fleur du soleil. La contamination de l'inflorescence par les excréments de la fausse-teigne constitue le dommage le plus important causé par cet insecte dans cette culture. Le chou-fleur est automatiquement déclassé. On doit donc limiter les niveaux de population de l'insecte dès le début de l'inflorescence.

Dans le chou, on peut tolérer la présence de fausse-teigne jusqu'à l'initiation de la pomme. À ce stade de la culture, on doit cependant être plus prudent. La présence de larves au cœur du plant peut rendre leur contrôle plus difficile et retarder la pommaison du chou. Une fois la pommaison débutée, les risques de dommages sont encore plus élevés. La larve se nourrit en creusant une galerie dans la pomme de chou. Une seule larve peut déclasser le produit ou tout au moins ralentir les opérations de récolte puisqu'on doit enlever les feuilles trouées. On ne peut toutefois pas retirer un grand nombre de feuilles en raison de l’aspect final du chou.

Les larves plus âgées se déplacent et se nourrissent sous les feuilles; elles y creusent de minuscules cavités sans nécessairement les perforer. Lorsque la feuille grandit, ces petites cavités deviennent plus importantes et plus apparentes même si les larves ont été éliminées. Les feuilles ont souvent l'apparence qu'elles ont été criblées par un coup de "12".

Méthodes de lutte
On utilise principalement les insecticides chimiques pour contrôler les populations de fausse-teigne. Il est important d'alterner les familles d'insecticides afin de prévenir le développement de résistances. Les produits biologiques à base de Bacillus thuringiensis sont souvent moins efficaces contre cette chenille.