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Ravageurs des crucifères

 

Mouche du chou - adulte
Mouche du chou - adulte

Mouche du chou - adulte
Mouche du chou - asticot
Mouche du chou - asticot

Mouche du chou - asticot

Mouche du chou

Nom latin : Delia radicum

Importance
La mouche du chou est un ravageur très important au début de la saison de culture des crucifères. Les pertes économiques varient selon la partie commercialisée de la plante (fleur ou racine) et la réponse des différentes cultures aux stress. Dans les trois cultures dépistées au PRISME, on doit surveiller particulièrement le chou-fleur. Cette culture est plus sensible aux attaques de ce ravageur que le chou ou le brocoli.

Description
L'adulte de la mouche du chou ressemble beaucoup à la mouche domestique. Cependant, elle est un peu plus petite.

Les oeufs sont blancs, en forme de grain de riz, mais très petits (un mm). Ils sont très visibles sur un sol foncé. Par contre, sur sol sableux, leur observation demande beaucoup plus d'attention, particulièrement pour un débutant. Ils sont pondus un à la fois ou en groupe.

L'asticot (larve) est blanc et apode. Lorsqu'on arrache un plant attaqué, on trouve habituellement le ou les asticots dans la racine ou aux environs de celle-ci. À maturité, il mesure six millimètres.

La pupe, brunâtre, ressemble à un petit cigare.

Cycle de vie
La mouche passe l'hiver à l'état de pupe dans le sol. Les adultes émergent au printemps et envahissent les champs vers la mi-mai. À cette période, la floraison de la barbarée vulgaire (Barbarea vulgaris) agit comme indicateur du début de ponte de la première génération.

Les oeufs sont pondus au collet des plants, directement sur la tige ou sur le sol. Il y a éclosion trois à sept jours plus tard dépendant des conditions d'humidité et de température. La larve (asticot) commence à se nourrir en creusant des galeries dans la racine. L'insecte demeure au stade larvaire de deux à quatre semaines puis entame la dernière étape de son développement, la pupaison. Par la suite, le cycle recommence. Dans le Sud-Ouest de Montréal, il y a deux à trois générations par année.

Dispersion
Généralement, les champs situés dans les régions à forte concentration de crucifères ont une densité de ponte plus importante. C'est le cas des régions de Saint-Rémi et St-Michel.

À plus petite échelle, les baissières et les parties de champs près des boisés ou à l'abri du vent doivent être considérées comme des endroits privilégiés de ponte.

Dommages causés
Pour les légumes fleurs, les larves se nourrissant des racines, l'efficacité d'absorption de l'eau et des minéraux par la plante est affectée. Cela se traduit par une croissance réduite, à l'extrême par la mort du plant. Le chou-fleur, particulièrement sensible aux stress, a tendance à produire prématurément une inflorescence qui atteint rarement un calibre commercialisable.

C'est généralement la première génération qui cause des dégâts ; la majorité des crucifères, dont on récolte la partie aérienne, sont suffisamment développées après le mois de juin pour résister aux attaques des deux dernières générations. De plus, les conditions de températures chaudes et sèches de l'été limitent le taux d'éclosion des oeufs.

L'été 1996 a été une exception à ce niveau. Les précipitations ont été importantes au début de juillet et nous avons observé des niveaux de ponte élevés pour cette période de l'année.

Pour les légumes racines, comme le radis, les dommages causés par la mouche du chou affectent directement la qualité du produit, leur valeur marchande diminue rapidement et leur conservation est très difficile.

Méthodes de lutte
Une bonne évaluation de la ponte et des conditions d'éclosion permet de décider de la nécessité de l'utilisation d'un insecticide dans l'eau de transplantation ou en pulvérisation post-plantation.