Pourriture basale
Nom latin : Rhizoctonia solani
Importance
La pourriture basale est causée par le champignon Rhizoctonia solani. Généralement, ce champignon cause peu de pertes au Québec.
Description des dommages
L'identification de ce champignon est difficile à faire au champ. Rhyzoctonia peut être associé à des fontes de semis; le champignon peut aussi infecter un plant à maturité à partir des feuilles en contact avec le sol. Dans ce dernier cas, on observe sur le pétiole et les nervures des taches rougeâtres tandis que la feuille devient brun foncé et gluante. On peut confirmer la présence de la rhyzoctonie en observant à la loupe un fin mycélium épars qui ressemble à des fils de soie. Lors d’infections sévères, les feuilles qui recouvrent la pomme se dessèchent et dégagent une substance visqueuse sur les feuilles de l’intérieur de la pomme.
Conditions d'infection
Le champignon est adapté à une très grande variété d'habitats. La température ne semble pas affecter son activité quoiqu'en tant que pathogène de la laitue, il soit associé à des pluies chaudes suivies de températures élevées. Tout comme les champignons responsables de la moisissure grise et de l'affaissement sclérotique, le Rhizoctonia solani peut vivre en décomposant la matière organique du sol. Le champignon hiverne sous forme de mycélium ou de sclérotes. La relation entre la température et le taux d'humidité du sol est un facteur important pour la survie des sclérotes. Les sclérotes secs ont plus de chances de survie. Sous des conditions humides, le mycélium pourrait être le principal agent de propagation de l'espèce. La rhizoctonie peut être observée au printemps comme fonte des semis. Généralement elle est observée au mois de juillet et août, de 10 à 15 jours avant la récolte.
Zones à risques
Les zones à risques sont les parties de champs inondées, qui gardent des taux d’humidité du sol élevés. Les risques sont plus élevés lorsque ces conditions favorisent le vieillissement prématuré des feuilles.
Méthodes de lutte
Le maintien d’un feuillage en santé demeure le seul moyen de contrôle face à cette maladie.

