Tache bactérienne
Nom latin : Xanthomonas campestris pv. vitians,
Pseudomonas cichorii & P. marginalis
Importance
Depuis quelques années cette maladie bactérienne se manifeste dans les champs de laitues. À l’échelle mondiale, peu de cas de cette maladie sont répertoriés. Cependant, depuis 1993, cette bactérie a occasionné des ravages importants dans certains champs de laitues romaines et de type feuilles.
Description des dommages
Les symptômes de la maladie sont d'abord caractérisés par l'apparition de petites taches huileuses, très souvent situées sur le pourtour des feuilles. Ces lésions sont plus facilement visibles sur la face inférieure des feuilles et lorsque le feuillage est mouillé. Dans certains cas, les taches disparaissent presque complètement lorsque le plant sèche. Les plus vieilles lésions sont brun foncé ou noires, de forme circulaire ou angulaire d'un diamètre de deux à cinq mm. Ces lésions apparaissent sur les plus vieilles feuilles et ont tendance à se propager sur les feuilles supérieures. La progression de la maladie peut être très rapide d'un plant à l'autre et elle peut conduire à des pertes considérables.
Cette maladie peut être observée du mois de mai jusqu`au mois de septembre.
Zones à risques
Il s’agit d’une maladie qui serait importée par la semence. La production en serre de transplants de laitue à l’aide de rampes de pulvérisation, favorise la dissémination de la maladie. En serre, des taux de un plant contaminé sur 10,000 plants peuvent résulter en d’importantes infestations au moment de la récolte. Ce type de maladie peut survivre jusqu’à un an et demi sur des débris végétaux. Les plateaux de production mal lavés peuvent permettre à la maladie de survivre d’une année à l’autre.
Au champ, les bactéries sont facilement dispersées par les moyens mécaniques. Lorsque la maladie est présente sur une ferme tous les champs deviennent à risques. Les laitues romaines et de type feuilles sont plus sensibles à la maladie. Les champs qui sont cultivés deux fois en laitues la même année sont aussi plus à risques lors de la deuxième récolte.
Méthodes de lutte
Comme il s’agit d’une maladie bactérienne, il est difficile d’assurer une protection efficace. Au Canada, aucun produit n’est homologué pour cette maladie. La désinfection des serres et la restriction des transports dans les champs, seulement lorsque le feuillage est sec, sont les seuls moyens de limiter les dégâts.





