Retour au haut de la page!

 

 

Ravageurs de l'oignon

 

 

 

 

Pourriture basale fusarienne

Nom latin : Fusarium oxysporum f. sp. cepae

Importance
Cette maladie fongique est universellement répandue. Cependant, les pertes qu'elle cause sont très variables. Au Québec, Fusarium oxysporum f. sp. cepae est souvent un ravageur secondaire.

Description des dommages
Les premiers symptômes de la maladie sont un jaunissement et un dépérissement des vieilles feuilles qui commence par la pointe et progresse vers la base. Éventuellement, les plants affectés flétrissent.

La pourriture commence au niveau du plateau racinaire et se propage vers le haut du bulbe. Elle provoque une pourriture de consistance ferme et de couleur brun rosé qui peut se recouvrir, par la suite, d'un mycélium blanchâtre.

Conditions d'infection
Le champignon responsable de la pourriture basale fusarienne est un champignon terricole. Il peut survivre pendant de longues périodes sous forme de chlamydospores ou agir en saprophyte sur les déchets de culture.

La maladie peut attaquer les plants à n'importe quel stade. Elle peut pénétrer les tissus sains. Cependant, l'importance de la maladie augmente lorsqu'il y a des blessures aux racines, au plateau racinaire ou au bulbe.

Des températures supérieures à 15 °C favorisent le développement de la maladie. La température optimum se situe entre 25 et 28 °C. Un sol très humide augmente l'incidence de la maladie.

La pourriture basale fusarienne ne se propage pas en entrepôt. Par contre, les bulbes infectés continuent de pourrir.

Zones à risques
La pourriture basale se retrouve principalement dans les zones mal drainées et dans les baissières. Elle est aussi souvent associée aux blessures causées par la deuxième génération de la mouche de l'oignon. Les zones qui ont un historique de pertes causées par le Fusarium oxysporum f. sp. cepae sont aussi plus susceptibles d'être affectées.

Méthodes de lutte
Les pertes peuvent être diminuées par une rotation de culture de plus de trois ans avec des plantes non susceptibles telles que la carotte, la laitue, la betterave et l'épinard, et par l'utilisation de cultivars résistants.