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Ravageurs de la pomme de terre

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Sclérotinia

Nom latin : Sclerotinia sclerotiorum

Importance
Le sclérotinia est causée par le champignon Sclerotinia sclerotiorum. On l’appelle aussi pourriture sclérotique des tiges ou moisissure blanche. Les sclérotes survivent dans le sol pendant plusieurs années.

Description des dommages
Après de longues périodes de pluie, un duvet blanchâtre forme des taches ovales et légèrement affaissées à la base des tiges et ou à l’aisselle des feuilles.

Le tissu est progressivement détruit à tel point qu’aux endroits attaqués, les tiges se plient et fanent.

Finalement, pousses et feuilles jaunissent, s’assèchent et meurent. Des sclérotes foncés, allongés atteignant 2 à 20 mm se forment dans un mycélium cotonneux aussi bien à l’intérieur qu’à la surface des tiges.

Les sclérotes sont des grains noirs allongés un peu plus gros qu’un pois. Leur présence et celle du mycélium sont très caractéristiques.

Conditions d’infections
La sclérotiniose est importante dans les endroits où l’on irrigue et où les quantités d’azote sont importantes.

Ces pratiques favorisent une végétation abondante, laquelle conserve le feuillage humide. Il n’est donc pas rare de voir du sclérotinia dans les champs de terre noire car le feuillage y est abondant.

On observe cette maladie surtout par temps frais et humide et après des vents violents qui ont abîmé le feuillage. Les cultivars sensibles au vent sont affectés plus facilement.

On peut observer la sclérotiniose à partir du stade de la floraison. On peut voir alors le mycélium à la base des tiges.

Cependant les symptômes critiques tels le jaunissement et assèchement des tiges, mycélium et sclérotes noirs, sont visibles à partir de la maturité des plants et surtout lorsque les plants sont sénescents.

Méthodes de lutte préventive
Cultivars
Éviter des cultivars sensibles comme Superior.

Rotations
Éviter les cultures sensibles : le soya, le canola, le tournesol et les légumes dont la carotte.

Faire de longues rotations avec des cultures non sensibles (maïs, céréales) pour diminuer la quantité de sclérotes dans le sol.

En cours de saison
Éviter l’irrigation et/ou la fertilisation excessive. Ces pratiques favorisent le développement d’un feuillage dense qui conserve l’humidité.

Arracher et détruire les plantes malades.

Méthodes de lutte chimique
Dans les régions où la maladie est sévère, on applique des fongicides protectants. Lorsque les rangs se ferment, on fait un ou plusieurs traitements selon l’historique de la maladie, les cultivars, les conditions climatiques ainsi que celles du sol.

Les fongicides peuvent être appliqués avant ou immédiatement après l’infection.
Dans les cas sévères, ce contrôle devient dispendieux.